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Le quetzal au costa rica

Le quetzal au costa rica

Observer le Quetzal resplendissant au Costa Rica

 

Le Quetzal est considéré comme l’un des plus beaux oiseaux tropicaux du monde.

 

Le quetzal resplendissant mesure environ 30 centimètres. Le mâle arbore une poitrine d’un pourpre brillant qui contraste avec le vert émeraude et turquoise métallisée. Ces attributs colorés sont indispensables à ses parades amoureuses. Sa tête couronnée par une houppette hérissée lui donne l’air d’une peluche.

Les quetzals sont présents uniquement en Amérique Centrale. On en trouve dans la Sierra Madre, au sud du Mexique, au Guatemala, au Nicaragua, au Panama et au Costa Rica.

Les Mayas en ont fait leur dieu, Quetzalcoatl (le serpent à plumes) et les scientifiques l’ont appelé pharmachrus moccinno.

Il réside dans la forêt de nuages entre 1.500 et 3.000 mètres d’altitude.

Comme son habitat n’est pas facile d’accès et qu’il est très craintif, il est très difficile à observer. La chance et la patience sont les seules clés de succès pour son observation. Le régime alimentaire des adultes est un fruit, el aguacatillo, un petit avocat dont ils mangent l’extérieur et rejettent le noyau. Les jeunes sont nourris avec des insectes, des petits lézards et des petites grenouilles.

Dès sa naissance, le quetzal est en danger : en effet moins de 20 % des quetzals atteignent l’âge adulte, 80 % des jeunes meurent avant d’avoir leurs plumes à cause des prédateurs et de l’eau froide de la pluie qui tombe sur leur nid.

Symbole de richesse, de position sociale et d’abondance agricole, les resplendissantes plumes du quetzal couronnaient la coiffe des chefs aztèques et mayas. Au cours de ces règnes, les plumes de quetzal se donnaient et s’acceptaient comme un précieux tribut ; les anciens peuples attribuaient plus de valeur aux plumes du quetzal qu’à l’or. Elles étaient arrachées des quetzales attrapés, lesquels étaient ensuite libérés pour que de nouvelles plumes repoussent. En revanche, tuer un quetzal était présage de mort.

Le quetzal est le symbole de la liberté ; il ne survit pas en captivité. Le premier coup de grâce fut donné au XIXe siècle, quand on envoya en Europe des quetzals empaillés pour leurs admirateurs. C’est la diminution de son espace de vie qui le met en danger. Aujourd’hui les protecteurs luttent pour sauver son habitat qui est converti en terre de cultures, de pâturages et d’exploitations forestières.

Au Costa Rica, avec les deux parcs de Monteverde et des Quetzals, la diminution dramatique de la population s’est arrêtée depuis une dizaine d’années et, grâce à la reforestation en aguacatillo, il semble que la tendance soit en légère hausse. Avant vénéré religieusement, le quetzal est aujourd’hui l’emblème de la préservation de la richesse naturelle des forets et l’icône de l’écotourisme.