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POPULATIONS ET COMMUNAUTÉS INDIGÈNES DU COSTA RICA


Le Costa Rica est peuplé par des populations indigènes issues des cultures mésoaméricaines et sud-américaines. Malheureusement, ces communautés représentent actuellement moins d’1% de la population totale du pays.

On compte 8 grandes tribus marginalisées dans 22 réserves isolées : les Gutatusos/Malekus, les Chorotegas, les Huetares, les Cabecares, les Bribri, les Terrabas, les Borucas et les Guyamies.

Ces populations ce sont maintenues grâce à leur propre économie basée sur l’agriculture, la récolte, la chasse et la pêche. Vous pouvez souhaiter intégrer une étape communautaire au fil des étapes de votre voyage au Costa Rica. Ainsi, vous aurez l’occasion d’aller à la rencontre des peuples amérindiens qui ont su préserver leurs traditions.




Peuples originaires de la partie nord de l’Amérique du Sud



Les Cabécars

On recense de nos jours environ 10.000 Cabécars répartis à travers le Costa Rica, mais ils sont principalement sont localisés au sud de la côte Atlantique du Costa Rica, dans la province de Limón et dans la réserve de Talamaca. Ils vivent donc assez isolés dans les montagnes de la Cordillère, ce qui leur a permis de préserver leur patrimoine culturel, leur langue (le Cabécar), et leur médecine naturelle. Ils vivent de l’agriculture (plantations de café, de cacao et de bananes), de la chasse et de la pêche. Cette tribu est probablement celle qui a la culture la plus particulière. Dans cette tribu, les « Cacique », chefs des tribus, sont autorisés à épouser plusieurs femmes. Beaucoup d’histoires et de légendes font partie des rituels chamaniques, ces derniers étant bien intégrés dans leur culture.

Les Bribris

On compte encore actuellement environ 10 000 Bribris, répartis sur la côte Atlantique (vers Limón). Ils ont conservé leur langage et utilisent l’alphabet latin. Ils vivent de l’agriculture (cacao, bananes, maïs et haricots), de l’élevage de cochons et de la chasse de volatiles. Ils fabriquent des instruments à base de matériaux et de pigments naturels. En remontant le fleuve Yorkin, à deux pas du Panama, on accède à une communauté indigène Bribri, où la présence d’aménagements permet au visiteur de partager avec eux une expérience unique. La communauté cultive ses propres aliments et pratique le troc de bananes et de cacao contre d’autres produits. Le village sert également de point de départ à la visite d’eaux thermales et de cascades.

Les Teribes

De nos jours, on ne recense plus que très peu d’indigènes de la tribu Teribes. Le peu qu’il reste habite dans le canton de Buenos Aires. Même s’ils ont réussi à préserver leur identité culturelle, ils ne parlent plus leur propre langue. Leur territoire est désormais peuplé par beaucoup d’habitants non-indigènes. Ils vivent principalement de l’agriculture.



Les Borucas

Les Borucas sont encore très attachés à leurs traditions ancestrales, principalement composées de légendes, danses et d’activités manuelles. Ils sont installés sur leurs terres ancestrales, dans les collines de la vallée de Terraba, et vivent de l’agriculture. Ils sont particulièrement connus pour leur « Fiesta de los Diablitos » (« Fête des petits diables »), un festival de 3 jours qui se déroule du 30 décembre au 2 janvier. Durant cette fête, des combats entre les Borucas (les démons) et les conquistadores espagnols (le taureau) sont organisés. Lors de cette fête, ils utilisent de grands masques en bois (balsa) colorés à l’effigie d’animaux fantastiques, et boivent de la « chicha », un alcool de maïs fermenté.

Les Guaymís

Dans les années 1960, la tribu des Guyamís (aussi appelés Ngöbegues), a émigré depuis le Panama jusqu’au Costa Rica. Ils sont localisés sur la côte sud du Pacifique, en particulier au nord de la péninsule d’Osa. La tribu conserve sa propre langue, le Guaymí, ainsi qu’une identité culturelle forte. C’est la seule tribu où les femmes portent toujours l’habit traditionnel à motifs triangulaires, et des colliers de perles colorées.



Les tribus d’origine mésoaméricaines



Les Malekus / Guatusos

C’est une des plus petites tribus indigènes du Costa Rica, qui est également appelée Guatusos. 40% des familles n’ont pas leurs propres terres, et le taux de chômage est de 10%. Ils sont localisés dans les plaines du nord, dans le petit canton de San Rafael de Guatuso, au cœur de la province d’Alajuela. Ils ont conservé leur langue et leurs coutumes. Ils vivent principalement de la culture de cacao, de pejibaye et d’huile de palme. Lors d’une étape dans un vilage Maleku, ous aurez l’occasion de découvrir leur histoire et traditions (plantes médicinales, artisanat…) Au village, vous dégusterez un repas typique, tout en assistant à une cérémonie ancestrale. Vous aurez également la possibilité d’acheter leurs étoffes en écorces peintes, des statuettes, des poteries et arcs en bois.

Les Chorotegas

Etablis dans la province du Guanacaste, la tribu des Chorotegas a conservé sa propre identité culturelle, même si leur propre langage n’est plus parlé. Ils vivent de l’agriculture, et fabriquent des poteries en céramique et des figurines.




Les Huetares

Seulement une petite partie de la communauté a résisté jusqu’à nos jours, mais ils ont réussi à conserver leur identité culturelle. Ils sont principalement localisés dans la capitale du Costa Rica, San José. Ils sont connus pour leur utilisation des plantes médicinales et pour célébrer la « Fiesta del Maíz » (« La fête du maïs »). La terre où ils sont implantés n’étant pas très fertile, le maïs est l’une des seules cultures qu’ils peuvent correctement exploiter. Ils utilisent des pigments naturels pour colorer leurs vêtements, et font également un petit peu de sculpture en céramique qu’ils vendent lors des « ferías » (marchés).

Si vous souhaitez plus particulièrement découvrir la culture amérindienne d’Amérique Centrale, nous vous recommandons le Panama : pour aller à la rencontre des Indiens Kuna, Embera, Wounaan, Naso, NGobe aux cultures ancestrales.