Voyage spécial plages au Costa Rica

 

 

 

 

 

 

 

Carnet de voyage à la Péninsule de Nicoya au Costa Rica, récit et photos de Clémence, conceptrice voyages chez Terra Caribea.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après quelques semaines de préparation, je suis partie en reconnaissance terrain accompagnée de Laetitia.

 

Les indispensables dans le sac : appareil photo, GoPro, cartes de visite, crème solaire, nous étions prêtes à partir explorer la péninsule de Nicoya, région assez sauvage, hors des sentiers battus et belle destination balnéaire.

 

Notre premier hôtel surplombait la Playa Carillo, une des plus belles plages du pays, type carte postale : sable blanc, cocotiers, tout y était …

 

À quelques minutes de là, se trouvait Playa Samara, point de départ d’une superbe activité kayak et snorkeling. Enfin ! Premier snorkeling au Costa Rica, j’adore, je me sentais comme un poisson dans l’eau ! J’ai pu apercevoir des poissons arc-en-ciel « Arco Iris » et une murène. Nous avons fini cette activité avec une dégustation de fruits et en nous posant de nombreuses questions existentielles sur la vie des Bernard L’hermite…En effet l’île en était truffée. Et vous, saviez-vous qu’ils pouvaient souffrir de solitude ?

 

 

 

Dès le 2ème jour, nous nous sommes malheureusement réveillées avec une pluie tropicale… Je déteste la pluie ! Pas très judicieux de vivre dans un pays tropical en effet, mais au moins il y fait chaud et la mer y est toujours chaude !

Ce fut donc une journée particulièrement calme au cours de laquelle j’ai eu l’occasion de pratiquer une séance de yoga. J’en avais déjà fait une fois au Sri Lanka et je ne suis pas sûre d’avoir gagné en souplesse depuis ! Cette séance s’est prolongée avec une baignade dans la piscine car comme on dit « mouillé pour mouillé » suivie de cocktails, d’un diner et d’une nuit au rythme des danses latines.

Petit rappel à tous : pour louer une voiture, se munir de son passeport et de son permis de conduire ! Cela semble bien simple et pourtant nous avions toutes les deux oublié nos passeports et malheureusement ni les copies ni le visa costaricien n’ont suffi à nous permettre de récupérer notre véhicule de location. Évidemment, on se trouvait à l’autre bout du pays ! Superchef à la rescousse !!! Guillaume a fait la route pour me remettre mon passeport et nous permettre de continuer l’aventure !

 

 

Au cours de la reco, nous avons visité de nombreux hôtels, lodges ou bungalows, avec piscine à débordement, plateformes de yoga, vue mer ou encore au cœur de la jungle avec les singes hurleurs. Le dépaysement était au rendez-vous mais les surprises aussi, on s’est même retrouvées dans une école de massage alors que l’on pensait visiter un superbe hôtel… Et oui, un portail peut en cacher un autre….

 

Nous avons eu la chance de tester une activité de randonnée équestre. C’était la première fois que j’en faisais et je ne vous cache pas que j’étais un peu stressée ! Un couple de Français, Melissa et Hugo, ont repris les lieux il y a environ 3 ans et sont assistés par deux bénévoles dont Agathe qui fut notre guide. Je fus évidemment la première à monter sur Plume ma compagnonne de randonnée ! Suivie de près par Shakira et Tenorio. Nous avons fait une randonnée de trois heures en passant par la forêt, des rivières à traverser et avec un moment sur la magnifique plage de Buenavista où je me suis d’ailleurs essayée au galop mais dès que mon cheval a fait un saut je me suis remise au trot ! Nous avons croisé en chemin quelques animaux : iguanes, singes hurleurs, rapaces, crabes, etc…Un superbe souvenir.

 

 

Les visites d’hôtels ont été agrémentées de visites de plages toutes plus belles les unes que les autres dans une ambiance principalement surf et yoga. Comme Brice, on attend la vague.

 

 

Parcours parsemé d’embuches cependant car les routes sont plutôt des pistes et avec les pluies récentes, on a dû traverser parfois dans l’eau. Laetitia a même construit des ponts avec des bouts de bois !

 

Quelques jours plus tard, j’ai de nouveau testé une activité snorkeling sur l’île Tortuga. C’était vraiment magique, je le classerais dans mon top 3 de spots de snorkeling mais il faut dire que je n’en ai pas encore fait des centaines !

 

 

En cours de route, une nouvelle mésaventure nous attendait, nous avons dû changer de voiture. Mais comme il y a toujours du bon dans le mauvais, après cet imprévu, nous avons donc trouvé une petite adresse chez l’habitant avec une hôte fière de sa région et prête à faire découvrir les environs avec grand plaisir et qui nous a préparé un super petit-déjeuner.

 

Nous avons également eu l’occasion de visiter le parc national Barra Honda pour y faire de la spéléologie ! Une superbe expérience avec un guide au top ! Encore une fois, une première pour moi ! Il semblerait que le Costa Rica me présente de nouveaux défis que j’appréhende mais que je relève finalement avec fierté.

 

Nous sommes donc descendues 77 m sous terre avec Norman notre guide qui travaille depuis environ 30 ans au sein du parc. Quelques heures plus tard, on ressortait dans un état douteux ! Norman nous a recommandé une adresse pour déjeuner et reprendre des forces avant de continuer la route. Nous nous sommes donc rendues à “la casita” et ce fut une énorme surprise. En effet, à partir du moment où j’ai prononcé le nom « Terra Caribea », notre hôtesse fut ravie ! Elle avait déjà eu la visite de nos anciens collègues il y a quelques années et nous étions d’ailleurs les premiers à avoir visité les lieux. Elle s’est donc empressée de nous faire visiter ses bungalows, certes simple mais comme elle le dit si bien « pleins d’amour » ! Nous avons donc été invitées à déjeuner et à parler de l’expérience proposée aux voyageurs. Si nous n’avions pas eu d’autres plans pour le soir même, je pense que nous serions restées pour la nuit.

 

Quelques piqûres de moustiques, coups de soleil, pertes de téléphone, routes sous la pluie, changements de voitures, aventures et mésaventures plus tard, me voici en train de vous raconter cette semaine riche en émotions qui restera un superbe souvenir.

 

Contactez Clémence pour en savoir plus sur son séjour à la Péninsule de Nicoya et retrouvez en ligne nos plus beaux circuits plages au Costa Rica !

Les plus belles plages du Costa Rica

Les plus belles plages du Costa Rica … pour Terra Caribea

Plutôt que de reprendre un article d’une quelconque revue du tourisme sur les plus belles plages du pays, nous avons préféré vous proposer notre propre Top 6 de ce que les côtes costariciennes nous ont dévoilé et ont à vous offrir !

Celle de Laura

Ma plage préférée est Playa Blanca sur la Péninsule de Santa Elena (nord-ouest du Guanacaste) car elle fait partie du Parc National Santa Rosa. Très peu visitée car presque inaccessible, elle est donc très tranquille et très propre. Je l’aime particulièrement car elle est liée à de très bons souvenirs de ma jeunesse, lorsque quand j’étais bénévole chez les pompiers forestiers, on nous y emmenait avec des collègues pour nous remercier.

Celle de Guillaume

C’est en marchant quelques mètres sur des petits sentiers entre les cocotiers que l’on débouche sur Playa Chiquita à Puerto Viejo de Talamanca, un ensemble de bassins plus ou moins grands formés par des « mini-barrières de corail et de roches ». L’endroit idéal pour les familles où les personnes souhaitant se rafraîchir dans l’eau, profiter de la côte sauvage et observer les paresseux et les singes hurleurs sans avoir à lutter contre les vagues caribéennes.

Celle de Cassandre

Ma plage préférée est celle d’Isla Tortuga, petite île dans le Golfe de Nicoya, prisée pour le snorkeling. Pour y accéder, il faut prendre un bateau depuis Montezuma ou Puntarenas. La meilleure vue de la plage est celle que l’on a en arrivant, au moment où l’île prend presque la forme d’une tortue (d’où son nom) : l’eau turquoise, le sable blanc et les palmiers en font une vraie carte postale. Mon conseil : y aller en semaine et en saison basse.

Celle de Pierre

Samara, sans hésiter ! Pour son ambiance familiale, sa mer calme, ses vagues, idéales pour les surfeurs débutants, ses restaurants et ses bars qui donnent sur plage, sa vue sur les paysages vallonnés de l’arrière-pays. Le must ? On peut faire du snorkeling directement depuis la plage !

Celle de Caroline

Ma plage préférée n’est pas une plage comme les autres car elle ne répond pas aux critères classiques des plages paradisiaques, eau cristalline, sable blanc etc. Parce qu’elle est complètement isolée, entourée de biodiversité luxuriante – celle, encore sauvage et préservée du Parc Corcovado ; et abritant une petite station scientifique qui lui donne un air de Lost, être sur la plage de San Pedrillo est une aventure en soi ! Et c’est ce qui fait tout son charme.

Celle de Barbara

Il suffit de sortir des sentiers battus et d’explorer les alentours de Tamarindo pour tomber sur des trésors de plages. C’est le cas de Puerto Viejo, l’une des seules plages du Costa Rica entièrement dédiée à la baignade. Sable blanc, eau transparente, c’est LA plage paradisiaque par excellence.

 

 

Faites vos choix !

Le Routard Costa Rica en librairie le 23/11 !

Fin prêts pour le voyage de votre vie au Costa Rica, préparés par nos soins ?

Ne partez pas sans votre guide du Routard Costa Rica, qui justement sort en librairie le 23 novembre 2016 ! Histoire, écotourisme, conseils pratiques, recommandations, vous trouverez tout cela et bien plus encore dans l’édition 2017 !

Et si vous n’aviez pas prévu de venir nous rendre visite au pays de la Pura Vida, jetez quand même un coup d’œil au guide, et vous changerez vite d’avis !

Autres guides de référence du Costa Rica

 

Cerro Chato fermé jusqu’à nouvel ordre

Cerro Chato
Cratère Volcan Chato et son cousin le majestueux Volcan Arenal

 

 

Vous souvenez-vous du récit de Caroline sur l’ascension du Cerro Chato en 2016 ? Eh bien, nous pouvons désormais dire que l’ascension de cette entité n’est plus d’actualité ! Suite à la décision du Gouvernement costaricien, tous les accès menant à ce volcan éteint sont à présents fermés.

En effet, le volcan était accessible seulement par des chemins privés que le SINAC (Système National d’Aires de Conservation) a décidé de condamner affirmant qu’ils étaient difficilement praticables et parfois dangereux surtout en saison de fortes pluies. Le gouvernement costaricien a donc depuis peu déclaré les chemins trop boueux et glissants pour laisser ses visiteurs s’aventurer en pleine nature pour aller voir ce bijou naturel.

Cependant, nous pouvons tout de même avoir la petite lueur d’espoir de pouvoir accéder à nouveau à ce volcan …

Oui oui, le gouvernement a déclaré lancer une opération pour améliorer les chemins et les infrastructures menant au Cerro Chato ! Nous espérons pouvoir bientôt repartir à la découverte du cousin du volcan Arenal.

Les sportifs en vogue au Costa Rica

On se souvient tous de l’arrivée inattendue de la sélection nationale tica en quarts de finale de la Coupe du Monde de football 2014… Il semble que ce n’était qu’un prélude à l’avènement en haut des podiums des sportifs costariciens, comme Andrey Amador et Keylor Navas ! Ces dernières semaines, ils nous l’ont bien prouvé, et dans des domaines aussi différents que le cyclisme et le football lors de l’Euro 2016 !

 

 

 

 

C’est Andrey Amador qui créé la vraie surprise en prenant le 20 mai 2016 la tête du Tour d’Italie (Giro de Italia). C’est la première fois qu’un tico porte le maillot rose, sur cette épreuve – certes moins connue que le Tour de France – mais tout aussi exigeante ! Pour couronner le tout, il finit, pour la deuxième fois consécutive, dans le top 10 : à la quatrième place en 2015 et à la huitième en 2016 !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 28 mai 2016, c’est au tour de Keylor Navas, l’un des meilleurs gardiens de but latinoaméricains (avec Claudio Bravo, le chilien), d’être consacré champion d’Europe avec son équipe du Real Madrid – entraînée par notre Zizou national ! Après 22 matches sans but sur toute sa saison…et une blessure au tendon d’Achille, il ne participera malheureusement pas au centenaire de la Copa América.
 

 

 

 

Et n’oublions pas Shirley Cruz, qui joue dans l’équipe féminine du PSG. Malgré la récente défaite de son équipe (7-0 !) contre l’Olympique Lyonnais, elle fait sans aucun doute partie des sportifs costariciens prometteurs !
Espérons que la sélection nationale de surf fera d’aussi bons résultats que l’année dernière au Championnat Mondial de Surf… qui a lieu à Jacó du 06 au 14 août !

Le Costa Rica est définitivement un pays de sport ! Outre le football, le cyclisme et le surf, vous pourrez y pratiquer l’équitation, la pêche sportive, la randonnée, le rafting, la plongée, le yoga, le golf … et bien d’autres encore ! Consultez-nous !

Pokemon Go au pays de la Pura Vida

Alors que la fameuse application Pokemon Go n’est officiellement pas encore arrivée au Costa Rica, le pays de la Pura Vida est pourtant deuxième au classement du nombre de recherches quotidiennes de Pokemons, après la Norvège.

Le phénomène Pokemon Go, qui a explosé dès ses débuts en juillet 2016, fait polémique. Pour certains, le jeu de Nintendo est dangereux : et si vous ratiez le trottoir lors de votre quête, et tombiez sur la chaussée ? Il est aussi asocial : comme si les gens, n’utilisaient pas déjà assez leurs portables dans la vie quotidienne ! En plus il vide leur batterie !

Pour d’autres, ce jeu en réalité augmentée a au contraire de nombreux avantages. Pour commencer, comment ne pas aimer, en jouant, retomber en enfance, à l’époque où les Pokemons n’étaient encore que des cartes et des dessins animés ?

Mais ce qui a surtout fait son succès, c’est que, à l’inverse des jeux vidéos traditionnels, il faut se rendre sur les lieux réels pour attraper les Pokemons. Le jeu permet donc de faire de l’exercice, de socialiser – tous les « Pokemon catchers », aux profils très différents, se retrouvent aux mêmes endroits… Et surtout, il invite à (re)découvrir nos lieux de vie et à les voir avec de nouveaux yeux, l’écran et la présence des Pokemons aidant.

Au Costa Rica, La Sabana, le plus grand parc de la capitale, est devenu le lieu de prédilection des chasseurs, ou PokeStop, grâce aux appâts à Pokemons. En coopération avec Uber, de nombreux fans s’y sont retrouvés la semaine dernière pour en attraper le plus possible, entre les bancs de pic-nic et le lac artificiel.

Certains vont même jusqu’à voyager dans d’autres villes ou à l’étranger pour attraper de nouveaux Pokemons, tant et si bien qu’on en arrive à parler de « poke-tourisme » !

Profitez donc de cette fièvre pour voyager au Costa Rica et mêler chasse virtuelle & observation d’animaux bien réels ! En famille ou entre amis, admirez toucans, tortues et crocodiles et attrapez Pikachu, Carapuce, Possirène et Tentacruel !

Le pèlerinage de la Negrita

Chaque année au Costa Rica, le 2 Août est un jour férié dédié au pèlerinage de la Señora de Los Angeles (Notre Dame des Anges) qui se trouve dans la basilique de Cartago, dans la vallée centrale.

Hier, les fidèles se sont donc réunis pour rendre hommage à la Vierge Noire, nommée patronne du Costa Rica et protectrice des Amériques par le Pape Jean-Paul II. Les pèlerins ont parcouru à pied les 22 kilomètres qui séparent San Jose de la basilique de Cartago, où les miraculés sont venus honorer la vierge en raison des guérisons miraculeuses qui sont arrivées. D’ailleurs, les vitrines situées à l’intérieur de la Basilique abritent des médailles de la forme du membre guéri, témoignant ainsi de la véracité des miracles accomplis par la Vierge Noire.

 

Les fidèles devant la basilique Notre Dame des Anges, samedi 1er Août 2015.

 

La statue de la Vierge des Anges mesure une vingtaine de centimètres et est composée de roche volcanique, de graphite et de pierre de jade. La Negrita est représentée avec un visage rond, les yeux bridés et un petit nez, et tient dans son bras gauche l’enfant Jésus. La main droite de ce dernier est levée, ce qui représente l’acte de bénédiction. Les Costariciens lui attribuent le nom affectueux de « Negrita » en raison de sa couleur foncée.

Protégée par une cage de verre et entourée d’or et de bijoux, la statue est exposée dans la chapelle de la Basilica de Nuestra Señora de los Angeles (Basilique Notre Dame des Anges), qui se situe à Cartago. Célèbre dans tout le pays, la façade extérieure de la basilique est un mélange des styles d’architecture roman, gothique et byzantin. L’intérieur du monument est richement décoré en bois précieux.

 

La fameuse statue de la Negrita

 

Découverte en 1635 par une jeune paysanne indienne sur les rives d’un ruisseau, cette statue est depuis ce temps-là l’objet d’un pèlerinage annuel. Lorsque l’on sait que plus de 76% des Ticos sont catholiques (selon le rapport de 2012 de la CIA – The World Factbook), on comprend la ferveur ambiante et pourquoi l’évènement a réuni presque deux millions de fidèles. Les Costariciens l’appellent d’ailleurs  » la Romería« , du nom des premiers pèlerins qui partaient en pèlerinage à Rome.

Actuelle capitale religieuse du Costa Rica, notamment en raison de la présence de la Basilica de Nuestra Señora de los Angeles, Cartago a, pendant quelques siècles, été la capitale du pays. En effet, frappé par la beauté du site lors de son arrivée dans la vallée, le conquistador et gouverneur espagnol Juan Vásquez de Coronado déclara dès 1563 la ville première capitale coloniale du Costa Rica. Il affirma d’ailleurs qu’il n’avait « jamais vu de vallée aussi belle ».

 

Carte postale de la basilique en 1900, avant le tremblement de terre de 1910

 

Située sur un terrain souvent sujet aux tremblements de terre, la ville fût détruite à maintes reprises par les séismes ou bien par l’éruption du volcan Irazú en 1723. Pile un siècle plus tard, la ville perdit son statut de capitale au profit de San José, lors de la bataille d’Ochomogo, qui opposait les Républicains aux Impérialistes au sujet de l’adhésion du Costa Rica soit à la Fédération d’Amérique Centrale, soit au premier Empire Mexicain.

Cette défaite n’a toutefois pas entamé la renommée du pèlerinage ce dernier ayant cette année encore connu un vif succès !

Barva les masques!

Comme chaque année à Barva, un défilé de masques artisanaux inondera les rues de la ville montagneuse ce weekend. Cette fête est célébrée en l’honneur de Saint Bartolomé, apôtre de Jésus et protecteur de la ville, dont la fête tombe le 24 août.

Barva, l’une des plus anciennes villes du pays, a été fondée en 1613 sous le nom officiel de « San Bartolomé de Barva ». Même si la fête est également célébrée à d’autres endroits du pays, c’est à Barva qu’elle est la plus importante. Les fêtes patronales se célèbrent non seulement avec des rites religieux, mais également en dégustant des repas traditionnels et en dansant sur la musique des groupes locaux, appelés « cimarronas ».

 

Les clowns et leurs « armes »

 

 

Mais la particularité de la fête ne réside pas là… Pendant que les uns se déhanchent, les autres se préparent ;

Les dizaines de clowns qui défilent dans la rue ont une particularité qui leur est propre. En effet, la tradition veut qu’ils défilent avec quelque chose de très odorant et douloureux : des vessies de porcs ou de vaches gonflées ou remplies d’eau, accrochées à une ficelle, dont ils se servent pour frapper les gens (volontaires) dans la rue. Une course-poursuite gigantesque s’engage alors dans la ville.

 

Une vessie de porc

 

 

Même si l’on ne connait pas exactement l’origine d’une telle tradition, on en sait un peu plus sur « El baile de las Mascaradas », l’évènement principal de la fête. Concept importé depuis l’Espagne jusqu’aux Amériques, il s’agit d’une parade dans les rues où les participants se déguisent avec de grands masques aux traits exagérés. Qu’ils soient fabriqués, achetés ou bien loués, les masques présentent des connotations religieuses (personnages de fable, diables, faucheurs, crânes…) ou populaires (célébrités locales, internationales…).

Tout comme la société, les traditions évoluent également. La photo ci-dessous est l’une des plus anciennes qui représente la fête. On voit bien que les costumes et les masques des clowns étaient moins effrayants que de nos jours. Cependant, la tradition des vessies de porc reste inchangée.

 

Photo de la fête il y a une dizaine d’années

 

 

Une cinquantaine de « masquereros » (fabricants de masques) officie toujours dans la capitale, et pas moins d’une quinzaine dans la petite ville de Barva dont Don Luis Fernando Vargas, est l’un des plus célèbres de la Vallée Centrale. En tant que grand protecteur des traditions masquées, le Musée des Arts Populaires de Barva expose certains masques, des plus vieux aux plus surprenants. Car, tout comme la société, les traditions évoluent. La photo ci-dessus est l’une des plus anciennes qui représente la fête. On voit bien que les costumes et les masques des clowns étaient moins effrayants que de nos jours mais la tradition des vessies de porc reste inchangée.

Don Vargas donne également un cours par semaine au Musée des Arts Populaires, et tous les matériaux sont achetés et payés par le gouvernement. C’est sûrement le meilleur exemple d’un peuple qui souhaite conserver ses traditions.

 

Don Luis Fernando Vargas et ses masques de « diablitos« 

 

 

Vous trouverez ci-dessous une vidéo en espagnol qui a été prise en 2011, lors des fêtes de Barva.

 

 

A vos marcs, prêts, cafés !

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Mondialement reconnu, « el grano de oro » du Costa Rica est sûrement le meilleur café du monde. Que vous dégustiez une petite tasse de Typica ou une grande tasse de Bourbon, la finesse et l’arôme des cafés costariciens pur arabica sauront à coup sûr ravir vos papilles.

 

 

Créé par l’ACE (Alliance for Coffee Excellence), la « Taza de la Excelencia » est un concours qui se déroule chaque année au Costa Rica. Le but de cette compétition est d’élire les meilleurs cafés du pays pour une année particulière, puis de les vendre aux enchères. Grand producteur ou petit cultivateur de grains de café, chaque participant a les mêmes chances de gagner le concours et c’est une opportunité incroyable pour eux, puisque les cafés sélectionnés pourront pénétrer de nouveaux marchés de niche, où les acteurs sont prêts à payer le prix d’une telle qualité. Evoluant sans cesse, la fève de café libère de nos jours plus d’arômes et moins de caféine. Lors du concours, chaque café est dégusté au moins 5 fois par des juges nationaux et internationaux (USA, Europe et Japon), et évaluent donc des milliers de tasses en quelques jours… C’est peut-être un peu fort de café !

 

 

Cette année, c’est la finca Leoncio des freres Barrantes Zúñiga, à Alajuela (vallée centrale), qui a remporté la première place sur les soixante participants de la première étape de qualification pour participer à la 8ème édition des ventes aux enchères internationales « Cup of Excellence 2015 ». Toutes nos félicitations !

Rendez-vous le 17 Juin prochain pour voir les résultats de la vente aux enchères…

De notre cote, l’équipe de Terra Caribea a trouvé celui qu’il préfère et c’est celui de Naturalba. 100% pur arabica, le café est bio ou issu de cultures respectueuses de l’environnement. Il s’agit d’un regroupement de petits producteurs de la région qui n’auraient pas eu accès individuellement aux circuits classiques de la distribution. Tout est fait pour que le grain de café soit revendu transformé et non sous forme de matière première et la majorité des revenus reviennent aux agriculteurs et non à des intermédiaires commerciaux.

C’est ainsi que tous les matins en allumant la cafetière nous soutenons ce beau projet ! Si vous le souhaitez, vous trouverez plus d’informations sur Naturalba en cliquant ici : Site internet de Naturalba.

Rendez-vous sur la vidéo de présentation en cliquant ici : Le café de nous à vous

Vous pouvez également venir leur rendre visite à Turrialba en faisant le voyage : Le Vol du Toucan

Alors pour vous ça sera avec ou sans sucre ?

Ils en ont fait tout un fromage !

Prenez quelques 1 600 litres de lait entier, ajoutez plusieurs pincées de sel et un zeste de chlorure de calcium. Mélangez bien, et laissez reposer le tout 72 heures : vous obtiendrez un fromage de type Turrialba pesant à peine 265 kilos !

 

 

Ce fromage extraordinaire a été spécialement confectionné pour la 14ème édition de la « Feria del Queso » (Foire du fromage) qui se tenait ce dimanche. C’est la finca « Las Virtudes » qui est à l’origine de ce fromage, confectionné grâce au lait provenant de 25 vaches, qui ont chacune dû être traites 4 fois. Présenté tel le Graal lors de la fería, il a ensuite été savouré par les participants et les visiteurs du salon.

Le “Turrialba”, un fromage frais à pâte mi-dure originaire de la zone du volcan Turrialba (cordillère volcanique centrale), a vu le jour à la fin du XIXème siècle. 70% du fromage frais consommé dans le pays provient de cette région car les conditions d’altitude, le climat et les sols y ont permis le développement des cultures laitières. Largement consommé et savouré par les Ticos, il est devenu un élément incontournable du patrimoine alimentaire national.

 

 

Dans le but de développer l’agrotourisme (contraction des mots « agriculture » et « tourisme » : le tourisme à la ferme) et donc de créer de nouveaux débouchés, de petits producteurs de Turrialba ont lancé le projet « la Route du Fromage ». Ainsi en visite au Costa Rica vous pouvez à votre guise vous promener sur les routes de la région et visiter les différentes fermes et usines où ils produisent ce fromage. Nous vous proposons par exemple notre circuit Sur les sentiers Ticos, où vous pourrez percer les secrets de fabrication de ce fromage.

Notre coup de cœur ? L’excellent fromage de chèvre fait-maison de la finca Diklä… Un délice !