L’Arenal est sans conteste ce qui s’approche le plus de l’image que l’on puisse se faire d’un volcan : la forme conique, la fumée qui s’échappe du sommet, une vague odeur de souffre lorsque l’on s’en approche et, si l’on est chanceux, un grondement qui fait frémir le sol sous nos pieds.
À environ deux heures de route de la capitale San Jose, le volcan Arenal est un incontournable.
Avec ses 1 633 mètres d’altitude (près de 5 000 pieds), il se découpe parfaitement dans le ciel, à condition évidemment qu’il ne soit pas enveloppé d’une masse nuageuse, comme c’est souvent le cas.
Mais si on a la chance de l’aborder par temps clair, l’Arenal ne décevra pas. Plus que par tout autre volcan, on est pris à son approche d’une bizarre sensation : un mélange d’admiration et d’angoisse devant ce que la nature peut produire de plus majestueux mais aussi de plus dangereux.
Irruption
Car l’Arenal est bien vivant. Il s’est réveillé en 1968 et son irruption a semé mort et destruction. Soixante-dix-huit personnes avaient perdu la vie à l’époque.
Puisqu’il est encore actif, comme en font foi les émanations de fumée permanentes à son sommet et l’odeur âcre qui s’en dégage, il n’est pas possible de trop s’en approcher.
Sa base, le Parque Nacional Arenal accueille cependant les visiteurs qui pourront emprunter un sentier d’environ deux kilomètres menant à une coulée de lave refroidie.
Non loin du stationnement du Parque, en montant vers le volcan, on trouvera aussi le Mirador, un petit promontoire procurant une vue imprenable à la fois sur le volcan et sur le lac Arenal, le plus grand plan d’eau du Costa Rica.
Eaux thermales
Et tant qu’à être dans cette région, aussi bien profiter des eaux thermales qui coulent au flanc du volcan pour prendre une pause et se détendre.
Non loin du Parque, on trouvera Tabacon Resort, un centre de villégiature relativement luxueux mais qui vaut le détour. On pourra non seulement se baigner dans plusieurs bassins d’eau chaude (parfois trop) magnifiquement aménagés dans la forêt, mais aussi se restaurer à prix raisonnable et même se faire masser à l’Iskandria Spa.
[source : Journal de Montréal – M. Van de Walle]