Dans l’esprit de plusieurs, Costa Rica rime d’abord avec le soleil, la chaleur, les plages et la mer.

Pour d’autres, plus attirés par la faune et la flore, le Costa Rica représente l’une des plus extraordinaires réserves écologiques de la planète avec son réseau de parcs naturels. On peut y passer des semaines à les visiter pour y découvrir l’incroyable diversité de plantes, d’arbres, de mammifères, de reptiles et d’oiseaux que ce petit pays d’Amérique centrale cherche à protéger depuis une trentaine d’années.

Bordé à l’est par l’Atlantique et à l’ouest par le Pacifique, le Costa Rica (qui signifie côte riche) offre aussi au visiteur bien plus que la plage ou les quetzals: un paysage d’une grande diversité ponctué par une rare concentration de volcans.

Profil volcanique

C’est que ce pays est, géologiquement, relativement jeune. Trois millions d’années seulement. À l’époque, les Amériques du Nord et du Sud étaient séparées par la mer que seule une chaîne d’îles volcaniques reliait. Le déplacement des plaques tectoniques a provoqué un grand nombre d’irruptions qui ont façonné la région.

Avec les millénaires, cette chaîne volcanique s’est relativement assoupie. Mais le Costa Rica fait partie de ce qu’il est convenu d’appeler la ceinture de feu du Pacifique. On y dénombre encore 116 volcans, dont sept sont encore actifs ou l’on été ces récentes années.

Le profil volcanique du pays est d’ailleurs évident lorsque l’on atterrit dans la capitale, San Jose, située au cœur de la Vallée centrale. À mesure que l’avion descend, on se sent de plus en plus petit, puisque la ville est entourée des montagnes de la cordillère centrale. On trouvera d’ailleurs à proximité de la capitale quelques-uns des volcans les plus intéressants, tels que le Poas, le Barva et surtout l’Irazu, le plus élevé du pays.

Particularités

Mais ces volcans ne sont plus en activité et il faudra se déplacer un peu plus au nord pour assister à certains des spectacles les plus impressionnants. C’est en effet là que l’on trouvera le fameux volcan Arenal, toujours en activité. Un peu plus au nord encore se trouvent d’autres formations volcaniques telles que le Rincón de la Vieja, situé au cœur de la province du Guanacaste, chaude et aride. Un peu plus haut encore, près de la frontière avec le Nicaragua, apparaît l’Orosi. Dans tous les cas, on n’a pas besoin d’être volcanologue pour apprécier la visite. Chacun de ces volcans a ses particularités, sa propre histoire de dévastation qui subjugue par son ampleur. Pour ceux qui craindraient que le voyage devienne répétitif, une tournée des volcans costariciens permet en même temps de faire le tour de plusieurs des régions les plus intéressantes du pays. Et puisque chacun d’eux est considéré comme une attraction touristique majeure, on trouvera généralement à proximité d’autres activités qui rendront le séjour des plus agréable et diversifié.

[source : Journal de Montréal – M. Van de Walle]