L’histoire
18 septembre 1502
Christophe Colomb débarque au Costa Rica dans la baie de Cariari, (entre l'île Uvita et l’actuel Puerto Limón). Charmé de l'accueil amical des Indiens et intéressé par leurs ornements d'or, d'où le nom du pays : "Côte riche".
1506
Tentative de colonisation par Diego de Nicuesa, nommé gouverneur de la région par le roi Ferdinand. Moins bien accueillie cette fois et décimée par les maladies tropicales et la guérilla indienne, son expédition échoue.
1509
Le Territoire du Costa Rica est rattaché à la Castilla del Oro implantée au Panama.
1513/1519
Les conquérants espagnols découvrent la côte Pacifique et colonisent la Péninsule de Nicoya.
1519/1920
Les premiers espagnols s'installent dans le golfe de Nicoya. Les indiens Chorotegas et Huetares résistent à l'envahisseur espagnol.
1522
Nouveau débarquement, dans le golfe de Nicoya, conduit par Gil González Dávila. Bien que se vantant d'avoir converti des dizaines de milliers d'Indiens au catholicisme et revenant les cales pleines d'or et d'autres trésors, Dávila ne peut installer une colonie permanente et nombre des hommes de troupe meurent de faim ou de maladie.
1524
Fondation de la ville de Bruselas dans la péninsule de Nicoya par Francisco Fernandez de Cordoba.
1525
La résistance indienne est endiguée par Juan de Cavallon.
1526Création de la ville et capitale Cartago, San José lui succédera en 1823.
1540
Le Costa Rica devient une province d’Espagne, gouvernée depuis le Guatemala.
1562
Après plusieurs expéditions infructueuses, qui ont provoqué l'affaiblissement de la résistance indienne, la mort de nombre d'indigènes - par les armes ou les maladies - ou leur fuite vers des terres plus hospitalières, Juan Vásquez de Coronado arrive en tant que gouverneur et décide d'installer une colonie sur les hauts plateaux centraux.
1563
Le gouverneur Coronado fonde la ville de Cartago, qui devient alors la capitale du pays jusqu’en 1823. La douceur du climat et la fertilité du sol volcanique assurent le succès de cette colonie. La pénurie de main-d'œuvre indienne et l'insalubrité des côtes empêchent toutefois son développement et la maintiennent isolée de l'influence espagnole. A l'écart des grandes routes commerciales, les colons ne deviendront pas de riches propriétaires de latifundia et le pays ne connaîtra pas les déséquilibres terriens insensés qui affectent tant de contrées d'Amérique latine. Au contraire, ils survivront grâce à un travail acharné et une entraide constante. C'est sans aucun doute ce qui a façonné le caractère des Ticos, renommés pour leur générosité et leur gentillesse.
1570
La province du Costa Rica est créée, elle est intégrée à la Capitainerie générale du Guatemala (qui couvre l'actuelle Amérique centrale).
1717
Fondation de Heredia.
1723
Une éruption du volcan Irazú détruit Cartago, qui est reconstruite par la suite.
1737
Fondation de San José.
1782
Fondation d'Alajuela.
1821
L'Amérique centrale devient indépendante le 15 septembre, mais le Costa Rica ne l'apprend qu'un mois plus tard ! Il rejoint quelque temps l'Empire mexicain avant de devenir un état des Provinces unies d'Amérique centrale.
1823
Formation de l'état républicain du Costa Rica, San José devient la capitale du pays. Le Costa Rica adhère à la fédération des provinces unies d'Amérique centrale.
1824/1833
Juan Mora Fernández est le premier chef de gouvernement élu. Début de l'exportation du café et émergence d'une classe fortunée.
1848
Le président José María Castro proclame la « République Libre et Indépendante du Costa Rica ».
1849
Un riche planteur, Juan Rafael Mora, devient président pendant 10 ans. Son mandat est marqué par une croissance culturelle et économique et par un étrange incident militaire. En juin 1855, un flibustier nord-américain, William Walker, débarque au Nicaragua, bien décidé à conquérir l'Amérique centrale et à en faire un état esclavagiste. Après avoir conquis le Nicaragua, il attaque le Costa Rica. Faute d'une armée, Mora organise une milice civile de 9 000 hommes qui parvient à battre Walker et le repousse au Nicaragua. Ce dernier, après plusieurs tentatives de reconquête, sera finalement abattu au Honduras en 1860. Malgré ce succès, Mora sera déposé en 1859 et, après une tentative de coup d'état, exécuté en 1860, comme Walker !
1856
Guerre contre les flibustiers américains, sous les ordres de William Walker, qui voulaient s’emparer des pays centraméricains. Juan Santamaría devint le héros national du Costa Rica.
1859/1889
Luttes de pouvoir au sein de l'élite du café. En 1869, un système d'éducation primaire, obligatoire et gratuit, est mis en place. Les premières élections démocratiques ont lieu en 1889.
1899
La compagnie américaine United Fruit Company commence à contrôler le commerce de la banane. Le Costa Rica devient l’un des plus importants producteurs de banane au monde.
1917/1919
Lors d'une des rares parenthèses dictatoriales, le ministre de la Défense, Federico Tinoco, renverse le président élu et prend le pouvoir ; il finira sa vie en exil.
1940
Rafael Angel Calderón Guardia devient président. Réformes soutenues par les classes modestes mais critiquées par les plus fortunées : droits des travailleurs, salaire minimum et système de sécurité sociale.
1940/1944
Le gouvernement du président Calderón Guardia introduit des réformes sociales progressistes qui incluent le salaire minimum garanti, la réforme agraire, le droit des travailleurs à se regrouper et un système de sécurité sociale fiable.
1944
Le chrétien-socialiste Teodoro Picado succède à Calderón et continue sa politique.
1948
Calderón se représente contre Otilio Ulate. Ulate remporte les élections mais Calderón conteste le résultat. Picado refuse de reconnaître la victoire d'Ulate et cet affrontement se termine par une guerre civile qui fera plus de 2 000 morts.
1949
Don Pepe Ferrer rend la présidence à Otilio Ulate. La Constitution du Costa Rica est rédigée cette même année et n'a pas changé depuis lors. Les femmes et les Noirs obtiennent le droit de vote, les présidents n'ont pas le droit de se représenter à la suite d'un premier mandat et un tribunal indépendant garantit la régularité des élections. La dissolution de l'armée figure également dans le texte de cette Constitution.
1979
Suite à l'arrivée au pouvoir des sandinistes au Nicaragua, 300.000 nicaraguayens fuient et émigrent au Costa Rica (soit plus de 10% de la population du Costa Rica).
1983/1982
En réponse aux troubles politiques de son voisin le Nicaragua, le président Monge annonce la « neutralité sans armée » du Costa Rica. Depuis 1980, le Costa Rica est entré dans un nouveau processus, encore en cours, dominé par l’abandon de la prépondérance de l’état, la réduction des politiques sociales et l’application de programmes d’ajustement structurel à partir de 1982. Cette nouvelle période refléte de la nécessité de faire face aux processus d’internationalisation Visite du pape Jean-Paul ll. L'astronaute d'origine costaricienne, Franklin Cheng Diaz voyage dans l'espace. Proclamation de la neutralité perpétuelle, active et non armée du Costa Rica.
1986
Oscar Arias Sanchez devient président de la république.
1987
Le président Oscar Arias Sanchez reçoit le Prix Nobel de la Paix pour son plan de Paix en Amérique centrale.
1989
Célébrations du "Centenaire de la démocratie costaricienne".
1995
Mouvements sociaux et grogne populaire. Augmentation de la criminalité et baisse du nombre de touristes.
1998
Election de Miguel Angel Rodriguez qui prend les mesures nécessaires au redressement du pays. Ces mesures redonnent l'optimisme, l'économie et le tourisme en profitent.
2000
Sous la pression d'une mobilisation sans précédent de la population en faveur du service public, le projet de privatisation de l'Institut costaricien d'électricité, recommandé par le Fonds monétaire international, est bloqué. Le président Miguel Angel Rodriguez doit même renoncer à une grande part de son programme de privatisation de l'économie costaricienne.
2002
Abel Pacheco, du Parti de l’Unité Sociale-chrétienne (PUSC, droite) remporte les élections présidentielles au deuxième tour, avec plus de 58% des suffrages.
2006
Oscar Arias (PLN), élu au premier tour avec 40,6% de voix accède pour la deuxième fois à la présidence, le 8 mai.
